Quantcast

Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 07:00

La petite histoire se répète à Saint-Cyprien : l'abattage des mûriers sur le camping du même nom (l'affaire est soumise ces jours-ci à la Justice) remet en mémoire celui des palmiers de la place de la mairie et remet d'actualité notre article de l'an dernier (26 mai 2012). Le voici: 

 

Le message de "Désespoir" reçu vendredi appelle comme en écho le poème de Ronsard que Thierry Del Poso, Jacky Figueras et leur équipe de tacherons ont oublié s'ils l'ont jamais appris: 

 

"Écoute, Bûcheron, arrête un peu le bras !  

Ce ne sont pas des bois que tu jettes à bas"

 

 

 

Qui sait si l'abattage des palmiers était justifié? Ne nous prononçons pas catégoriquement sur la nécessité ou non de supprimer des arbres malades, condamnés à dépérir et à contaminer d'autres arbres. Peut-être fallait-il le faire. La question posée, la question que pose l'indignation de la population est : fallait-il le faire ainsi? devait-on abattre systématiquement tous ces palmiers? pouvait-on le faire brutalement sans expliquer de façon claire, précise, publique et réfléchie, le pourquoi et le comment? ne pouvait-on prendre le temps et les moyens d'informer la population, de la consulter sur la façon de faire, sur la suite à donner (replantation, aménagements etc) ? Ne pouvait-on un temps laisser le bras du tronçonneur en suspens, ne pouvait-on écouter comme plaide le poète, écouter les palmes et parler aux habitants? Ne pouvait-on attendre la fin de la saison touristique et l'automne, saison propice aux plantations ?

  

"Peuples vraiment ingrats, qui n'ont su reconnaître

Les biens reçus de vous, peuples vraiment grossiers

De massacrer ainsi nos pères nourriciers! "

 

A tort ou à raison, selon les options écologiques de chacun, le palmier identifie Saint-Cyprien. Cet exotisme est peut-être décalé - le palmier n'est pas vraiment une espèce végétale endémique du Roussillon - mais avec le temps il est devenu consubstantiel à nos voies, places, parcs et carrefours. Il est une enseigne de la station, une image forte pour nos touristes autant qu'un symbole de sérénité urbaine pour tous les résidents. C'est un héritage qui a une valeur non seulement physique, financière, mais esthétique et sentimentale. Il ne faut pas avoir le culte absolu des valeurs transmises et des symboles, il faut en respecter la force, la signification culturelle, l'affect. S'il faut évidemment actualiser les choix de la société locale, encore faut-il en justifier l'opportunité ou la nécessité.

 

Dire que l'abattage a été prescrit par le Préfet, comme on a dit naguère que le préfet avait écarté Nexity de l'achat d'Al Fourty, est l'explication habituelle, facile pour ne pas dire infantile, de la mairie qui se réfugie derrière l'avis ou l'injonction d'une autorité supérieure ou d'un expert indiscutable. La question que l'on entend poser de toutes parts est : y a-t-il eu expertise? qui l'a faite? sur quoi portait-elle : chaque palmier de tel ou tel secteur, un échantillon ou l'ensemble des plantations? Qui a décidé tous ces abattages? Y a-t-il un plan de replantation? Si la question est ainsi posée fortement c'est qu'il n'y a pas eu réponse, ou que la réponse a été inaudible ou brouillée.

 

Les élus de la majorité disent qu'ils ont besoin de "protection fonctionnelle". Sans doute ont-ils besoin d'être protégés contre eux-même, protégés de l'erreur, de la négligence, du mépris. Car cette façon de procéder s'inscrit dans la pratique du mépris érigée en ligne de conduite municipale: mépris de la loi, mépris des hommes, mépris de la bienséance, mérpis de l'éthique publique, mépris des arbres et du patrimoine. C'est la commune qu'il faut protéger, pas les élus qui la gèrent surtout quand ils la gèrent mal.

 

M. Lopez a dans le dernier bulletin municipal exposé les travaux faits et à venir dans les rues et sur les trottoirs: rien sur les palmiers qui en sont partie intégrante. Ignorait-il tout de l'opération tronçonnage? N'a-t-il pas voulu en assumer la responsabilité?

 

Il y aurait eu une information faite en mairie? elle a du rester confidentielle, réservée aux amis de la majorité, à quelques opposants choisis et quelques délégués de quartier qui ont omis de répercuter le message. On a parlé un temps "d'états généraux", de consultation sur les problèmes essentiels de la ville: à croire que les velléités électorales du maire, de sa 1ère adjointe et même du deuxième, ont aboli toute action de démocratie participative communale. On communique à tort et à travers sur la 2ème circonscription mais on tait la réalité locale aux habitants de Saint-Cyprien. On a aboli la démocratie dans la commune, il est dans l'ordre normal de la politique autocratique de Thierry Del Poso et de ses "tous soudés et solidaires" d'abolir le respect de la population et de son patrimoine. Les arbres et les citoyens réclament aussi un droit à la protection.

 

 

Et pour conclure avec Pierre de Ronsard

  

 

"Adieu ... têtes sacrées,

... Maintenant le dédain des passants altérés"

 

Par pugnace
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 07:00

Le mercredi 15 mai l'Indépendant présentait à la Une de sa locale un reportage sur "un plagiste par mentalité, pas pour rentabilité". Il s'agissait de l'exploitant du club "l'Eden" à Canet. On y apprenait entre autres choses que sa redevance à la commune est de 15 000 € par an. Cela ne pouvait qu'inciter les curieux à confronter cette redevance  montant à celles qui sont encaissées à Saint-Cyprien. On trouve la liste des clubs de plage et le montant de leurs redevances dans chaque budget primitif.

 

Voici ci-dessous le tableau de  2013. Aucun des clubs de plage de Saint-Cyprien ne verse une redevance comparable, même pas le dernier concessionnaire, M. Olibeau qui pour "sol i ven" attribué en 2012 paye 9 000 € soit 40 % de moins que l'Eden de Canet lequel il est vrai se dit plagiste par mentalité, pas pour rentabilité.

 

Le produit encaissé en 2012 au titre de toutes les amodiations de plage est de 70 480 €

 

 et, ceci n'est qu'une simple comparaison, le coût de la surveillance des plages (sauveteurs et matériels divers) est de 219 000 € par an. Il serait intéressant que le délégué à la plage fasse, un jour, un décompte des dépenses annuelles totales des plages (en charges de fonctionnement): entretien et nettoyage, réensablement, balisage, etc ... en coût de personnel et matériel en régie et en prestations d'entreprise.

 

 

ZZZZ-007-copie-1.jpg

Par pugnace
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 16:36

formation.jpg

Par pugnace
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 18:00

ZZZbis.JPG

Par pugnace
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 07:00

Ah, ces vide-greniers ! Chaque fois, succès assuré : une foule dense, très dense même, venue souvent des quatre coins du département, déambule sans fin devant des alignements de stands improbables, exhibant avec plus ou moins de bonheur un grouillement d’objets familiers en quête d’une seconde ou troisième vie. Luminaires et petits meubles, vêtements et chaussures, livres et magazines, reproductions célèbres encadrées « d’or » ou barbouillages touchants d’amateurs oubliés, affaires d’écoliers, vélos et jouets, bibelots en barbotine, porcelaine ou verre blanc, chaînes et broches, bijoux tapageurs ou fragiles, à la préciosité incertaine, ustensiles de cuisine, matériel de sport, travaux d’aiguille fatigués et jaunis par leur longue exposition sur les bras d’un fauteuil familier, médailles et casques, souvenirs de guerres anciennes, baïonnettes, poignards et citations glorieuses à l’ordre du régiment,… tout cela dans un invraisemblable pêle-mêle, capharnaüm émouvant d’humanité. La vie des gens, quoi! Parfois, une perle rare, un bel appareil photo que son ancienneté n’a pas rendu inutilisable, une harmonieuse vasque en marbre poli, un chevet XIX ème, dépoussiéré et encaustiqué, une pile d’assiettes point trop ébréchées à la décoration florale intéressante…

 

Derrière les stands, les exposants. Des « gens de tous les jours », vous, ou moi, venus seuls ou en famille, pour vider le grenier mais aussi, par plaisir des rencontres ou, plus souvent peut-être, pour engranger quelques pièces ou billets, bienvenus en ces temps de crise. Certains vendeurs prennent cet air détaché que donne l’habitude des échanges commerciaux ; d’autres par contre, plus occasionnels, trahissent leurs débuts dans la carrière par un empressement malhabile. Peu importe : tout se vend, et la foule qui passe n’a d’yeux que pour l’éventaire.

 

Par son impudeur assumée, le trivial étalage de nos vies en devient poétique : le joli mois de mai organise la rencontre saugrenue, en bord de mer, de la vieille machine à coudre de grand-mère et de la paire de skis en bois de grand-papa, du lustre rococo de la cousine Adèle posé sur les lourds chenets de la tante Louise, d’un service de verres d’origines disparates mis en équilibre sur une pile de disques des années 50, d’un portant de vêtements sans âge et d’une tondeuse singulière au mécanisme béant...Une tendresse vous vient pour tous ces objets en quête de maître, prêts à donner leur âme et leur passé à qui saura les apprécier, encore une fois ; la dernière fois sans doute…

 

C’est dans cet état d’esprit bienveillant et un brin nostalgique que j’aperçois, sur la ligne droite de front de mer, derrière un stand, une silhouette bien connue à Saint-Cyprien. Une silhouette que l’on n’attendait pas, la décision municipale ayant été sans appel : « Votre candidature pour un emplacement ne peut être retenue : un cadre de la mairie s’oppose à votre inscription. » Protestations du postulant, bien sûr, mais en vain. Plainte en gendarmerie ? Non recevable !… Interdit officiellement et sans raison de vide-grenier, trop isolé pour faire valoir ses droits, notre homme est pourtant bien là ! Comment donc est-il arrivé à trouver un emplacement pour dresser ses tréteaux? « Si je suis ici aujourd’hui, c’est grâce à mon épouse qui nous a inscrits sous son nom à elle ! » me dit-il simplement. Pied de nez ingénieux et insolent à la bêtise du cadre…



A Saint-Cyprien, on coupe les arbres, on pèse les femmes, on interdit l’espoir. Le fait accompli y crée le droit et le droit est réservé aux bien-pensants. Intimidations et brimades pour les autres. Chacun doit faire allégeance à celui qui distribue le pain et organise les jeux…

 

Aujourd’hui pourtant, dans les yeux du cyprianais sanctionné, j’ai cru voir comme du bonheur lorsqu’un miroir, quelque peu malmené par les ans, trouva preneur vers midi trente. La somme encaissée n’en était pas la cause. Il était heureux du plaisir de l’acheteur et du sursis de vie que son objet venait d’obtenir. Reconnaissant, il céda le miroir pour 5 euros.

« Il était à ma mère » s’excusa-t-il, les yeux brillants.

Par pugnace
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires

P.U.G.N.A.C.E.

Pour  Une  Gouvernance  Nouvelle

et une Action Communale Energique

Les élus du groupe PUGNACE, et l'association CAP ESPOIR POUR MA VILLE, poursuivent ici l'information, la réflexion et l'action citoyennes dans une ville - SAINT-CYPRIEN - sinistrée par la perversion de la démocratie locale.

 

écrivez-nous :

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés