Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 11:00

 

 

J’ai déjà expliqué pourquoi il me parait indécent pour un élu libre et responsable de participer (c’est-à-dire assister) à ce Conseil municipal et de cautionner la non-démocratie locale. A la demande de Xav, que je remercie, j’ai redit, en les actualisant, les raisons de mon abstention et de celle des élus du groupe PUGNACE : la vidéo est visible en cliquant sur le lien en bas de page.  Aupravant je conseille de lire ce texte, extrait du roman de Milan Kundera « La lenteur » qui définit "l’élu". Il suffit de changer 3 mots et de les remplacer comme suggéré par les renvois, pour comprendre par contraste la position des Pugnace.

 

 

   « être élu est une notion théologique (1) qui veut dire : sans aucun mérite, par un verdict surnaturel, par une volonté libre, sinon capricieuse, de Dieu (2), on est choisi pour quelque chose d’exceptionnel et d’extraordinaire. c’est dans cette conviction que les saints (3) ont puisé la force de supporter les plus atroces supplices. Les notions théologiques (1) se reflètent, telle leur propre parodie, dans la trivialité de nos vies ; chacun de nous souffre (plus ou moins) de la bassesse de sa vie trop ordinaire et désire y échapper et s’élever . Chacun de nous a connu l’illusion (plus ou moins forte) d’être digne de cette élévation, d’être prédestiné et choisi pour elle. »

1 – lire « démocratique »

2 – « peuple »

3 – « politiciens »

 

 

Je n’ai pas figuré sur une liste électorale pour réévaluer le cours ordinaire de mon existence (quand j’écris « je », c’est aussi pour signifier « nous, pugnace »). Je n’aspirais à aucun pouvoir, aucune dignité, aucune élévation destinée à échapper à la trivialité d'une vie qui se déroulait pour moi sans nulle frustration. Mon existence passée avait suffi à satisfaire largement ce besoin instinctif de chaque homme d’affirmer et d’exercer ses capacités : mon ego avait eu sa part vitale de satisfaction et, soyons franc, le niveau de Saint-Cyprien n’offrait guère d’illusions propres à l’exciter de nouveau. Mon entrée au conseil des élus n’avait pour objectif que de répondre à l’insistance du candidat Del Poso (et à mon sens de la chose publique) pour aider au redressement de la commune.

 

 

Après avoir constaté l’impossibilité d’y parvenir à l’intérieur de l’équipe Del Poso, mon maintien dans le conseil n’a eu pour souci que d’y veiller au plus près et de limiter les dégâts en mettant en garde. Après avoir constaté que le conseil n’était qu’une chambre d’enregistrement des volontés de M. Del Poso, j’ai donc transféré du conseil municipal au Tribunal Administratif et au Procureur de la République le soin de remettre du droit dans cette municipalité. Après la suppression des commissions, seule instance susceptible d’instruire (un peu) les dossiers, il était clair que la démocratie était abolie à Saint-Cyprien et que cette assemblée n’était qu’une fiction, un moyen d’instrumentaliser ses membres impuissants et un moyen de duper l’opinion.

 

 

Après avoir appris les injures des plus triviales lancées devant tous les agents municipaux dans cette salle même du conseil par le 1er magistrat de cette ville  (voir article du 6 avril 2012), tout échange est devenu impossible avec ce grossier personnage - et ceux qui se soudent à lui - dont la gestion est régulièrement sanctionnée par le T.A. et dont les pratiques douteuses soumises à la justice pénale l'ont déjà mis en situation peu glorieuse pour un avocat: situation de "témoin assisté" du chef de "prise illégale d'intérêt (articles 432-12 et 432-17 du code pénal).  

 

Voilà pourquoi seul peut siéger au conseil l’élu qui, comme le décrit Kundera, a « puisé la force de supporter les plus atroces supplices » … dans la conviction qu’il a été « choisi pour quelque chose d’exceptionnel et d’extraordinaire » et que cela l’aide à « s’élever ». N’étant pas de ce type d’élu, je m’abstiens de toute participation qui n’est ici que de spectacle. Je refuse d'être figurant dans ce théatre d'ombres qu'est chaque conseil municipal, mais je participe plus que jamais à la  défense des intérêts publics et des principes de la démocratie. Il ne m’a pas été nécessaire de siéger en séance pour, depuis l'automne 2011, saisir le tribunal de trois recours en annulation et assister à Montpellier à 3 audiences concernant des recours précédents. Et il en sera de même pour l’ordre du jour du 29 mai 2012 qui donnera lieu à des recours et pour d'autres audiences à venir au TA. C’est ma façon concrète de servir la commune, sérieuse et non pas d’apparence, d'intérêt public et non pas de polémique ou d'électoralisme. C'est ma façon de respecter les engagements pris devant les électeurs et donc de les honorer. Et je suis pour cela  les conseils de Thierry Del Poso lui-même puisqu'à chaque désaccord de fond il m'a répété de saisir la justice.

 

 

Notons à ce propos que le 1er rapport soumis à la ratification de sa troupe soumise porte sur la "protection fonctionnelle" des élus (les bons s'entend, les amis du maire). Ce fait est révélateur de la peur qui les saisit face aux perspectives judiciaires de demain. La riposte de matamore est dérisoire, car démesurément irréaliste, qui consiste à poursuivre le président de FR 3, M. Pflimlim, et à menacer ceux qui commentent les blogs et tous ceux qui osent lire leurs commentaires irrespectueux pour le sorti des urnes.

 

 

A croire que le sorti des urnes en sortant de garde à vue est aussi sorti de ses gonds. Quoi qu'il en dise et quoi qu'il veuille en paraître, et quelle que soit l'injure triviale que pour se défouler il jette à ses harceleurs "nauséabonds" (il adore ce mot), le "témoin assisté" se sent (!) acculé (attention !), après 30 heures de garde à vue qui ne sont pas un point final, acculé à gesticuler pour se donner du courage et pour regonfler ses troupes elles aussi acculées à la défensive.

 

Voilà pourquoi je maintiens qu'il est stérile de faire de la figuration, fut-elle souriante, en ce conseil des acculés.

Jean JOUANDET

  

 

 

 INTERVIEW DE Mr JOUANDET PENDANT LE CONSEIL MUNICIPAL - Vidéo Dailymotion

Par pugnace
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 07:00

 

 

 

Le dernier tableau des effectifs date du 8 février 2012. Il portait sur 294 postes. Celui qui est soumis au prochain conseil (le 30 mai 2012) prévoit 306 postes (+ 12 emplois) soit une majoration de 4 % des effectifs en 3 mois. Bien entendu aucun chiffrage n'accompagne ces créations d'emploi, mais à quelques centaines d'euros près on peut estimer que le surcoût progresse parallèlement de 4%. Cela dans une commune dont chacun connaît la situation financière, dont le maire prétend faire une gestion maîtrisée et dans une conjoncture qui devrait inciter à la sobriété. Non! à Saint-Cyprien on continue, on crée des emplois, on alourdit les charges et on en est fier.

 

Le rapport présenté au conseil municipal est cependant en progrès. En progrès littéraire s'entend car inquiétés par les recours antérieurs contre les précédents tableaux d'effectifs (recours qui vont très bientôt se conclure en jugements du TA), les services veillent désormais à donner des explications, brèves mais plus ou moins motivées, sur les créations d'emploi. C'est un petit progrès. Progrès de forme car cet effort reste très maladroit voire ridicule. L'effort de rédaction n'enrichit pas la compréhension, bien au contraire.

 

C'est ainsi que la 1ère création de poste est annoncée pour "pourvoir l'emploi fonctionnel de Directeur général des services" c'est-à-dire le successeur de M. MONTOR. La formulation a de quoi surprendre puisqu'elle assimile deux actes distincts: 1°/ la création de l'emploi 2°/ le recrutement de son titulaire. On se demande pourquoi il faut créer un poste puisque celui-ci existe déjà dans l'actuel tableau des effectifs et  qu'il est même occupé. Il suffit  de libérer le poste existant, d'une façon ou d'une autre, et de recruter un nouveau DGS sur le poste ancien ... et pour faire cela on n'a pas besoin de l'assistance d'un cabinet conseil.

 

Pire on se demande pourquoi au prétexte de "pourvoir à moyen terme l'emploi de DGS" on ouvre 3 postes (1 administrateur hors classe, 1 administrateur, 1 directeur) alors qu'il en existe déjà 2 dans le tableau du 8 février (l'administrateur hors classe et le directeur). Si on tente de comprendre on a l'impression qu'on crée ainsi subrepticement le poste d'administrateur territorial (qui est celui occupé en fait par le DGA actuel, M. Ramond, et qui n'est pas dans le tableau de février) en prétendant créer celui du DGS à recruter ... A moins que jusqu'à maintenant on ait rémunéré le DGA sur le poste du DGS et qu'aujourd'hui on le remette à son niveau normal c'est-à-dire qu'on le rétrograde en fait. Décidément même quand elle tente (ou fait semblant) de s'expliquer cette mairie a bien du mal à clarifier et à justifier ses décisions, pire elle crée le doute. On se demande comment le comptable public s'y retrouve et paye sans difficulté un DGA sans poste.

  

La deuxième observation intéressante se trouve dans la justification donnée pour la création d'un poste d'attaché territorial: il s'agit, c'est écrit dans le rapport, d' "assurer le fonctionnement du service des marchés publics dans les meilleures conditions de respect de la législation". Que faut-il en déduire? Que jusqu'à ce jour le respect de la législation dans les marchés publics n'était pas assuré ? que les autres emplois créés (notamment celui de DGS) n'ont pas aussi pour priorité de respecter la législation? Que Thierry Del Poso, maire depuis 32 mois, découvre enfin que la législation existe, qu'une commune doit faire effort de la respecter à peine d'être sanctionnée par les terroristes judiciaires? que pour mettre fin aux négligences qui provoquent des erreurs, aux erreurs dont la répétition dégénère en fautes, il faut gonfler les effectifs ?

 

Enfin, preuve qu'à Saint-Cyprien il suffit de dire que tout va bien pour qu'il est soit ainsi, l'article 4 de la décision est d'une insolence extrême: il dit de façon catégorique "les crédits nécessaires à la rémunération et aux charges sociales correspondant aux emplois créés sont inscrits au budget de l'exercice en cours " ! Ces crédits ne sont pas estimés et a fortiori votés. En février la même assurance était donnée avec la même incapacité à chiffrer le coût réel des créations d'emploi. Donc si l'on en croyait les rapports de la mairie : aujourd'hui en mai 2012 avec 4 % d'emplois en plus on a, avec les mêmes crédits qu'en février, les moyens budgétaires de supporter ces surcoûts ! Miracle des communes sur-endettées où les chiffres n'ont plus d'importance quand ils deviennent trop importants.

 

L'inflation au fil des mois semble cependant significative si l'on en juge d'après les évolutions d'effectifs pourvus (donc payés) telles que déclarées par la mairie (dans ses rapports au conseil). Pour simplifier retenons simplement les deux filières d'emplois les plus importantes, la filière administrative et la filière technique. Les chiffres sont donnés dans trois délibérations successives : du 8 février sur le tableau des effectifs, du 20 février sur le budget (dans les annexes du budget : emplois à la date du 1/1/2012) et l'actuelle du 30 mai 2012. Voici le tableau de ces évolutions

 

  pourvus au pourvus au pourvus au Créés le

Filière d'emplois

 

1/01/12 8/02/12 30/05/12 30/05/12
emplois administratifs 60 62 65 69
filière technique 146 150 153 161

 

 

    

On le voit l'effort pour respecter la législation, la transparence et la comptabilité gagnera vraiment à être approfondi à peine de nouvelles déconvenues judiciaires. Certaines sont déjà annoncées par les conclusions du rapporteur public lors de l'audience du Tribunal Administratif de hier (29 mai 2012): deux annulations des tableaux des effectifs votés en 2010 sont attendues.

 

logo 009Quoiqu'il en soit, ne craignez-rien braves gens (braves cochons de payants) la majorité persiste et adopte les yeux fermés.

 

Le rapport malgré ses inexactitudes est approuvé d'avance par 23 voix (voix muettes) avec quelques contre, quelques abstentions, quelques absents.

 

De négligences du commandant en erreurs des galériens, le bateau coule mais rassurez-vous braves gens: l'ordre monocratique règne (encore un temps) à Saint-Cyprien.

Par pugnace
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires

Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 19:00

 

 

Le message de "Désespoir" reçu vendredi appelle comme en écho le poème de Ronsard que Thierry Del Poso, Jacky Figueras et leur équipe de tacherons ont oublié s'ils l'ont jamais appris: 

 

"Écoute, Bûcheron, arrête un peu le bras !  

Ce ne sont pas des bois que tu jettes à bas"

 

 

 

Qui sait si l'abattage des palmiers était justifié? Ne nous prononçons pas catégoriquement sur la nécessité ou non de supprimer des arbres malades, condamnés à dépérir et à contaminer d'autres arbres. Peut-être fallait-il le faire. La question posée, la question que pose l'indignation de la population est : fallait-il le faire ainsi? devait-on abattre systématiquement tous ces palmiers? pouvait-on le faire brutalement sans expliquer de façon claire, précise, publique et réfléchie, le pourquoi et le comment? ne pouvait-on prendre le temps et les moyens d'informer la population, de la consulter sur la façon de faire, sur la suite à donner (replantation, aménagements etc) ? Ne pouvait-on un temps laisser le bras du tronçonneur en suspens, ne pouvait-on écouter comme plaide le poète, écouter les palmes et parler aux habitants? Ne pouvait-on attendre la fin de la saison touristique et l'automne, saison propice aux plantations ?

  

"Peuples vraiment ingrats, qui n'ont su reconnaître

Les biens reçus de vous, peuples vraiment grossiers

De massacrer ainsi nos pères nourriciers! "

 

A tort ou à raison, selon les options écologiques de chacun, le palmier identifie Saint-Cyprien. Cet exotisme est peut-être décalé - le palmier n'est pas vraiment une espèce végétale endémique du Roussillon - mais avec le temps il est devenu consubstantiel à nos voies, places, parcs et carrefours. Il est une enseigne de la station, une image forte pour nos touristes autant qu'un symbole de sérénité urbaine pour tous les résidents. C'est un héritage qui a une valeur non seulement physique, financière, mais esthétique et sentimentale. Il ne faut pas avoir le culte absolu des valeurs transmises et des symboles, il faut en respecter la force, la signification culturelle, l'affect. S'il faut évidemment actualiser les choix de la société locale, encore faut-il en justifier l'opportunité ou la nécessité.

 

Dire que l'abattage a été prescrit par le Préfet, comme on a dit naguère que le préfet avait écarté Nexity de l'achat d'Al Fourty, est l'explication habituelle, facile pour ne pas dire infantile, de la mairie qui se réfugie derrière l'avis ou l'injonction d'une autorité supérieure ou d'un expert indiscutable. La question que l'on entend poser de toutes parts est : y a-t-il eu expertise? qui l'a faite? sur quoi portait-elle : chaque palmier de tel ou tel secteur, un échantillon ou l'ensemble des plantations? Qui a décidé tous ces abattages? Y a-t-il un plan de replantation? Si la question est ainsi posée fortement c'est qu'il n'y a pas eu réponse, ou que la réponse a été inaudible ou brouillée.

 

Les élus de la majorité disent qu'ils ont besoin de "protection fonctionnelle". Sans doute ont-ils besoin d'être protégés contre eux-même, protégés de l'erreur, de la négligence, du mépris. Car cette façon de procéder s'inscrit dans la pratique du mépris érigée en ligne de conduite municipale: mépris de la loi, mépris des hommes, mépris de la bienséance, mérpis de l'éthique publique, mépris des arbres et du patrimoine. C'est la commune qu'il faut protéger, pas les élus qui la gèrent surtout quand ils la gèrent mal.

 

M. Lopez a dans le dernier bulletin municipal exposé les travaux faits et à venir dans les rues et sur les trottoirs: rien sur les palmiers qui en sont partie intégrante. Ignorait-il tout de l'opération tronçonnage? N'a-t-il pas voulu en assumer la responsabilité?

 

Il y aurait eu une information faite en mairie? elle a du rester confidentielle, réservée aux amis de la majorité, à quelques opposants choisis et quelques délégués de quartier qui ont omis de répercuter le message. On a parlé un temps "d'états généraux", de consultation sur les problèmes essentiels de la ville: à croire que les velléités électorales du maire, de sa 1ère adjointe et même du deuxième, ont aboli toute action de démocratie participative communale. On communique à tort et à travers sur la 2ème circonscription mais on tait la réalité locale aux habitants de Saint-Cyprien. On a aboli la démocratie dans la commune, il est dans l'ordre normal de la politique autocratique de Thierry Del Poso et de ses "tous soudés et solidaires" d'abolir le respect de la population et de son patrimoine. Les arbres et les citoyens réclament aussi un droit à la protection.

 

 

Et pour conclure avec Pierre de Ronsard

  

 

"Adieu ... têtes sacrées,

... Maintenant le dédain des passants altérés"

 

Par pugnace
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires

Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 10:53

Bravo! Thierry Del Poso a lu l'article du 14 avril - "le GPE de TDP" - et il l'a compris. Il souhaite passer de la gouvernance par l'erreur à la direction générale des services et pour cela il a lancé le 11 mai 2012 un appel d'offres pour "une mission d'assistance à la collectivité publique pour le recrutement du directeur général des services" (D.G.S.).

 

D'une 1ère lecture de l'avis on déduit :

- que  le poste actuellement neutralisé par M. MONTOR va être libéré 

- que l'adjoint qui assure l'intérim depuis 3 ans et à qui la fonction avait été promise ne sera pas l'heureux promu

- que le maire a besoin d'être assisté pour définir le profil de son collaborateur ... ce qui surprend de la part d'un élu ayant 32 mois d'expérience municipale.

 

Une 2ème lecture de l'avis ne fournit pas plus d'explication sur le contenu précis de la mission, donc sur le type d'assistance que nécessite ce recrutement. On s'interroge : à quoi va servir cette "assistance"? cet appel d'offres n'est-il qu'un leurre? cette quête d'expertise est-elle un aveu d'incompétence ou une rouerie masquée ?

 

Sachant que les critères de sélection ( 75 % sur "la qualité de l'accompagnement proposé" et 25 % sur le prix) permettront de faire un choix d'expertise aussi arbitraire qu'amical, on peut égrener quelques hypothèses entre lesquelles chacun pourra choisir et l'avenir tranchera:

 

 

1°/ S'agissant d'un recrutement sur un emploi calibré par les textes, statuts, usages et règlements, on ne voit guère l'utilité d'une "assistance" pour recruter un DGS et les esprits chagrins seront tentés d'y voir un marché de bienfaisance offert à un organisme ami ou utile, qui a été utile ou le sera et que l'on souhaite "honorer" : l'identité du lauréat permettra d'apprécier et espérons-le de corriger ce préjugé médisant.

 

 2°/ Bien sûr au deuxième niveau,  le marché peut aussi avoir une utilité de convenance - un objectif sous-entendu - à savoir : faire naturellement émerger au nom de l'expertise le candidat DGS incontournable car ami et dévoué. La mission suggérée peut aller jusqu'à  préfigurer le DGS souhaité. Et pour peu que l'assistance dans la définition du poste se conclue par un profilage si personalisé que le choix s'impose, elle pourrait permettre à la commune de court-circuiter (ou d'orienter avec une précision subtile) l'appel à candidatures. Mais enfin peut-on imaginer que le maire de Saint-Cyprien, qui a aboli la démocratie, aille s'embarrasser de tant de précaution pour légitimer son choix? Il l'a déclaré à la presse quand il a renommé pour la 3 ème fois M. Humpage, deux fois annulé par le tribunal administratif : il n'appartient qu'à lui d'apprécier la compétence de ses collaborateurs, il fait comme il le veut, il choisit librement son candidat. 

 

3°/ C'est là que certains esprits encore plus malveillants avancent que les candidats ne doivent pas se bousculer pour prendre ce poste de responsabilité dans une commune aussi problématique. D'où l'hypothèse que pour pallier cette réputation locale répulsive pour des fonctionnaires sérieux il faille engager une démarche de réhabilitation de l'image de la commune et de ses gestionnaires : l'assistance attendue serait alors la promotion de l'emploi via la revalorisation de la ville. Mais enfin peut-on imaginer que le maire de Saint-Cyprien ait besoin de faire appel à des publicitaires extérieurs alors qu'il a dans son cabinet une équipe de propagande hors pair?  

 

4°/ On en revient alors au point de départ : cette mission répondrait vraiment à un besoin d'assistance pour définir le profil de celui qui devra préserver les élus des négligences et des erreurs. La mairie attend d'un organisme extérieur de savoir s'il faut un DGS plus ou moins porté sur les finances, sur la gestion des ressources humaines ou des procédures, sur l'urbanisme ou l'animation sociale. Le maire ne sait pas de quoi il a besoin, et il ne fait confiance à personne dans son entourage d'élus et de cadres pour l'assister. Il externalise par incompétence collective. Il semble même avoir oublié qu'il aurait pu selon ses bonnes habitudes confier la mission d'audit à la société Guides sans frontières. 

 

La question de fond se pose maintenant de savoir s'il ne faudrait pas lancer un nouvel appel d'offres pour trouver l'expert qui permettra de sélectionner avec pertinence l'organisme qui sera chargé de cette mission d'assistance.

 

Et l'écho de la place Trahir ajoute : il faut d'abord trouver le cabinet d'experts qui replacerait chacun des élus à la bonne place.  

 

 

Par pugnace
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires

Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 07:00

 

 

Personnages :

L’EPIC : bien connu de tous, l’établissement public industriel et commercial «office du tourisme», présidé par Nathalie Pineau puis Thierry Del Poso, dirigé par Mme Targues puis M. Humpage.

G.S.F. : Guide sans frontière, SARL créée par M. Humpage, puis cédée à Mme Misme (déjà active dans les musées avant 2009 et par ailleurs cliente de l’avocat Del Poso)

La scène est à Saint-Cyprien dans les musées de la ville, d’octobre 2009 à nos jours.

 

 

ACTE 1 : préparation des acteurs.

 

1 Lettre du 22 octobre 2009, signée de Thierry Del Poso, maire,  passant commande à Guides sans frontières (dont M. .Humpage est gérant) pour « la réalisation d’un audit sur les musées de Saint-Cyprien » et approuvant un devis de GSF de la semaine précédente (16 octobre). La commande a été passée en secret (en urgence : il est maire depuis à peine un mois) et en personne par Thierry Del Poso sans consultation du Conseil municipal ni des deux adjoints compétents en la matière, Suzy Marchal chargée des affaires culturelles et Jean Jouandet chargé des finances. Il est vrai que le montant de la commande, 2 152 € TTC, restait modeste et trop anormalement faible pour laisser espérer un audit sérieux. Son intérêt était ailleurs. Car dans la foulée :

 

2 . En décembre 2009 M Humpage cédait ses actions de GSF et la gérance de la société passait à Mme Misme le 4 janvier 2010... afin de préparer la phase suivante:

 

3. En janvier 2010, M. Humpage est nommé directeur de l’office du tourisme en remplacement de M. Bertrand licencié avec une belle indemnité par Mmes Pineau et Targues dont la qualité fut ensuite annulée par le tribunal administratif.

 

 

ACTE 2 : distribution des rôles.

 

1. M. Humpage, directeur de l’office, réceptionne l’audit daté du 25 mars 2010 qui lui a été commandé par TDP et qui lui est livré par son amie et ex-associée Mme Misme.

 

2. Le 19 avril 2010 l’EPIC lance un appel d’offres pour la réalisation de montages d’exposition et l’élaboration du dossier arthothèque.

 

3. En fait le devis de l’audit du 16 octobre 2009 évoquait déjà ces deux points : arthotèque et expositions. Ce qui permet au prétendu audit du 25 mars 2010 d'anticiper de plusieurs semaines  le résultat de l'appel d'offres et (charité bien ordonnée commence par soi-même) de prévoir déjà au titre de 2010 des honoraires à verser à GSF pour 36 000 euros.

 

4. Miracle : 36 000 euros (HT) c’est la réponse de GSF en réponse à l’appel d’offres Arthotèque qui été acceptée par Mme Pineau le 6 mai 2010 (43 056 TTC)

 

5. Mme Misme demande et obtient de M. Humpage que ces versements soient mensualisés … mais ce n’est pas un salaire, Mme Misme est gérante de société commerciale.

 

 

ACTE 3 : levée de rideau (mais non de voile).

 

1. En mai 2010 M. Humpage est nommé directeur de l’EPIC sur contrat public avec un bonus de 1000 € par mois ( les 2 contrats successifs seront annulés par le TA)  

 

2. Mme Misme prend la maîtrise des expositions et autres actions de médiation culturelle et de communication : 2010/2011

 

3. Elle est qualifiée tantôt de commissaire d’exposition, tantôt de directrice de projets, tantôt de directrice des collections.

 

4. Le directeur de la communication et le maire (été 2010) se vantent dans diverses publications d’avoir réalisé « une analyse artistique et économique complète afin d’arbitrer entre ce qui devra être conservé et ce qui pourra être vendu » … ce qui est absolument faux: la commande d'audit n'est qu'un sas d'entrée pour GSF et le "rapport" n'est qu'un document d'auto-promotion de GSF et de Mme Misme.

 

5. Le maire interrogé à deux reprises en conseil municipal (2010-2011) sur l’identité et la compétence de l’auteur de cet audit ne se souvient pas … il a oublié qu'il l'a commandé à son ami Humpage qui est assis derrière lui en conseil ! ne manquez pas la video de Xav dans le commentaire n° 6

 

ACTE 4 : prolongation.

 

1. M. Humpage est re-nommé malgré les 2 annulations du TA (février 2012)

 

2. Bien que le contrat artothèque ait été signé pour une année seulement (mai 2010/juin 2011), Mme Misme est toujours là en 2012.

 

3. Elle est toujours gérante de GSF mais désormais associée unique de la SARL dont le  

 Copie-de-signature-copie-6.jpgsiège a été déplacé à son domicile personnel ... mais elle se fait aménager un bureau dans les locaux des musées.

 

4. Certains disent que Mme Misme va être nommée directeur des musées mais ce n'est même plus nécessaire, elle a assez d’autorité pour engager le maire de la ville et signer à sa place et en son nom: voyez ci-contre (reproduction en réduction)

 

5. Thierry Del Poso dit avoir créé démocratiquement une commission pour décider de la vente des œuvres d’art et se réjouit qu’y participe Madame la "représentante élue de l’opposition qui représente le groupe élu le plus important" (sic)

 

mais nul … (sauf Mme Misme et M. Humpage) ne sait ce qui se prépare dans les coulisses.

 

 

EPILOGUE :

 

des critiques avertis, et bien informés du scénario, ne manqueront pas de donner à cette farce locale la suite qu’elle mérite.

 

 

 

 

 

Par pugnace
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires

Présentation

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés