Dans son édition du 12 au 18 mars 2026, le magazine Marianne publie un dossier consacré aux "50 candidats toxiques" à écarter partout en France. Sur plus de 50 000 listes et 900 000 candidats engagés dans les 34 944 communes, seuls cinquante noms ont été retenus. Peu… mais déjà trop pour la démocratie.
"(É)lecteurs à vous de juger" stipule l’édito de Marianne qui annonce : "Et il n’y a pas que les barbus : il y a les clientélistes, les fachos, les brutes, les forcenés, les incompétents et les magouilleurs. 50 candidats pour 7 familles, comme dans le jeu, sauf que cela n’a rien de ludique : c’est la survie de la République qui est en jeu."
Parmi ces cinquante candidats figure Thierry Del Poso, maire sortant de Saint-Cyprien et candidat à sa réélection.
Le magazine le classe dans la catégorie des "Brutes", en référence à l'affaire de violence commise le 8 juillet 2016 à l’encontre de son opposant Jean Jouandet. Dix ans après les faits, l’affaire n’est toujours pas close : le maire devra comparaître le 9 avril prochain devant le tribunal correctionnel de Perpignan.
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Mais à Saint-Cyprien, nous pouvons estimer que l’étiquette de "brute" ne suffit pas.
Car autoritarisme, clientélisme et abus de pouvoir viennent s’ajouter au tableau. Le dossier de Marianne évoque d’ailleurs une possible huitième famille : les autocrates, ces élus qui piétinent les droits de leurs opposants. Une description qui colle parfaitement à la gestion municipale locale.
Et la campagne actuelle semble confirmer ces pratiques.
Des policiers contre des tracts.
Les moyens de la ville en pleine campagne électorale
Le 10 mars, à quelques jours du scrutin, la municipalité organise une grande fête pour les seniors aux frais de la ville. Lorsqu’un adversaire politique tente légitimement de distribuer des tracts sur la voie publique à l’entrée de la manifestation, la réponse est immédiate : cinq policiers municipaux sont dépêchés pour lui interdire toute distribution, sous menace de verbalisation et d’interpellation.
Distribution de tracts interrompue par la police municipale… le préfet est saisi
Des policiers contre des tracts. Voilà l’idée que certains se font du débat démocratique à Saint-Cyprien.
Distribution de tracts interdite, fête municipale maintenue : deux poids, deux mesures.
Et ce n’est pas fini : ce soir même, la municipalité convie cette fois les nouveaux arrivants de la commune – parfois installés depuis plusieurs années – à une nouvelle réception.
Brute, autocrate, clientéliste…
À Saint-Cyprien, le maire sortant collectionne toutes les cartes du mauvais jeu politique.
Aux électeurs désormais de décider s’ils veulent continuer la partie… ou changer les règles.
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