Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 13:00

La dernière publication du bulletin municipal (mai 2012) est consacrée aux travaux. Elle est agrémentée de nombreuses photos dont celles des délégués aux travaux ( Thierry Lopez) et à la plage (Henri Benkemoun). Malheureusement cette brochure est lacunaire sur trois points:

 

1 - le maire, étrangement, a disparu de sa brochure de propagande comme si un Thierry cachait l'autre : Thierry Del Poso n'apparaît nulle part ni en buste, ni de pied, ni en cravate, ni en chemisette, ni en zen épanoui, ni en "témoin assisté". A croire qu'il craint que son portrait ne soit comptablisé au passif de sa campagne. A moins qu'anticipant l'interdiction de cumul des mandats il ait déjà opté pour un siège parlementaire douteux aux dépens d'un mandat municipal menacé.

 

2 -  Tout aussi étrangement la page d'expression de l'opposition a disparu ... avec la photo du maire: y-a-t-il là encore un rapport avec les prochaines législatives ? ou les deux opposantes considérées comme fréquentables par le maire, puisqu'il les associe à la commission de vente des oeuvres d'art, n'auraient-elles pas droit à la parole sur les travaux?

 

3 - il manque enfin la présentation des travaux significatifs entrepris au musée pour aménager un beau bureau à Mme Stéphanie Misme. Cette personne n'est pas encore directrice du musée mais c'est tout comme : tantôt elle est commissaire d'une exposition, tantôt directrice de projets, tantôt directrice des collections. En fait elle est gérante d'une société commerciale, Guide sans frontières, SARL créée par son ami Humpage. Et elle a été introduite par lui dans l'EPIC pour être, moyennant finances et sans doute promesse d'avenir, la patronne de fait du musée sans en avoir la fonction administrative. Il faut dire qu'elle est bien connue tant par l'ami Humpage qu'elle a découvert à la fac avant de s'associer à lui (dans G.S.F.) que par Me Del Poso qui est depuis des années son avocat personnel. Tout ça crée des affinités et justifie à leurs yeux que cette gérante de société privée obtienne un siège dans les locaux de la ville et usurpe des fonctions et des pouvoirs qui ne peuvent pas lui être délégués.

 

On ne comprend pas pourquoi Thierry Lopez a fait silence sur ce chantier. Voici pour pallier cette omission, sans doute involontaire, deux factures (en extraits) portant sur le recloisonnement et le faux plafond pour un total de : 813 + 5382 soit = 6.195 euros. Il n'y a pas les travaux d'électricité et de peinture sans doute nécessaires mais peut-être Mme Misme qui a quelque compétence artistique a-t-elle fait elle même la peinture pour économiser les deniers publics.   

 

bureau-Misme-copie-2.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par pugnace
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 16:14

Il persiste dans la négligence en signant n'importe quoi ou en laissant n'importe qui écrire et signer en son nom n'importe quoi. Il l'avait dit, en sortant de garde à vue : ses collaborateurs profitent de ses "négligences" pour lui faire commettre des erreurs. Dernier exemple connu (il y en sûrement beaucoup d'autres encore dissimulés) : le rapport du 21 avril 2012 sur le choix d'un délégataire de service public pour le lot de plage N°1. Le maire a signé deux versions du document qui propose au conseil municipal de retenir le meilleur candidat, faut-il voir dans le bafouillage sur l'heureux élu quelque lapsus révélateur ? La teneur du rapport, relatant l'examen des candidatures et le choix fait par la commission, est identique (il n'est donc pas recopié ci-après).

 

signaturesBIS-copie-2.JPGEntre les 2 versions - dont ci-contre la reproduction de l'en-tête et de la conclusion - seul change le (pré)nom de l'attributaire.

 

Notons seulement qu'il y avait au départ deux candidatures: celle de M. Olibeau et celle d'un groupe de trois personnes. Notons aussi que par chance extraordinaire pour M. Olibeau la deuxième candidature a été amenée à se désister entre le 9 janvier et le 21 février (au motif du manque de temps!).  La commission ne pouvait donc que retenir M. OLIBEAU.

 

Cette aubaine a fait déraper la plume du maire quand, voilà le délicieux lapsus, il a signé le 1er rapport au profit de M. Olivier Olibeau, son adjoint. (Rapport n°1 envoyé par le 23 avril). Puis se souvenant peut-être d'un récent rapport de la Cour des Comptes (voir ci-dessous) il s'est empressé de corriger sa "négligence" et de remplacer Olivier par son  frère Bruno (l'envoi n°2 est du 24 avril).

 

                     OUF!

 

 

Quel est cette fois le lampiste maladroit ou mal intentionné qui va se faire corriger ?

 

 

Mais enfin! le citoyen de base ne peut pas simplement s'étonner qu'un responsable public, sorti des urnes et de garde à vue, ne lise pas au moins la ligne finale du document qu'il signe. Faut-il lui conseiller de consulter un bon ophtalmologiste, de changer de collaborateurs ou de changer lui-même d'activité ?

 

L'avenir devrait en décider sans tarder.  

 

                                ______________________________________________________________

 

 

EXTRAIT du dernier rapport (février 2012) de la Cour des COMPTES sur les concessions de plage (Saint-Cyprien n'était pas dans le lot des stations traitées) :

 

" Dans la plupart des communes examinées, l’attribution des soustraités de concession se fait dans des conditions de concurrence qui conduisent le plus souvent à renouveler les délégataires précédents, alors même que la durée des contrats est souvent longue (sept ans à Agde). A Palavas-les-Flots, l’examen des offres n’est, par exemple, pas subordonné à la condition exclusive que le candidat, s’il s’agit d’un ancien titulaire, ait pleinement satisfait aux obligations de son soustraité.

 

Par ailleurs, au Grau-du-Roi, des sous-traités ont été attribués à des proches de la municipalité.

 

Le régime commun de délégation de service public applicable à l’attribution des sous-traités est d’une grande lourdeur. La commune de Sète a ainsi diligenté en dix ans trois mises en concurrence, dont le calendrier de mise en oeuvre a pris près d’une année. Pour autant, ces procédures ne parviennent pas à garantir la transparence des conditions d’attribution des délégations : cette même commune de Sète a été invitée, à ce titre, par le préfet de l’Hérault à reprendre l’ensemble de l’une des procédures"

 

 

 

 

Par pugnace
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 07:36

Lu dans le journal du 4 mai (LE MONDE – supplément Livres) une alléchante présentation d’un petit livre dont la lecture peut être saine en ces périodes où le français de base va désigner, par addition de millions de bulletins, celui puis ceux qui vont demain œuvrer à son bonheur collectif. Sans préjuger les choix de chacun, ni sous-entendre quelque malveillance à l’égard de quiconque, le dernier alinéa sur l’actualité nationale (et par rapport au contexte local) mérite un instant de réflexion avant de passer dans l’isoloir.

 

Article de Roger-Pol Droit

 

« Règle de base : ne jamais prendre la stupidité à la légère. Et ne pas oublier de préciser « humaine », car la bêtise –réelle ou supposée – des mollusques, limaces ou bécasses n’a pas de conséquences aussi funestes que celle de nos semblables. La pire nuisance est engendrée par la multitude d’individus prétendument « doués de raison » qui se révèlent, contre toute attente, en être parfaitement dépourvus. Le phénomène est connu de longue date, mais il n’a que tardivement fait l’objet d’une théorie.

 

Concise, aérée, implacable, celle édictée par Carlo M. Cippola pourrait faire de lui, au choix, le Copernic de la connerie humaine ou le Newton de la déraison universelle. Professeur à Berkeley et à l’Ecole normale supérieure de Pise, cet historien de l’économie (1922-2000) avait publié ces « Lois fondamentales de la stupidité humaine » en 1976 chez un éditeur confidentiel. Leur réédition en anglais vient de se vendre à 350 000 exemplaires. Pour comprendre ce succès, il suffit de lire ce petit chef-d’œuvre pince-sans-rire.

 

Son schéma d’ensemble répartit les individus en 4 groupes, selon les gains et les pertes que leur comportement engendre pour eux-mêmes et pour les autres. Ainsi, celui dont l’action entraîne un gain pour l’autre, mais une perte pour lui, est-il un « crétin ». A l’inverse est un « bandit » celui dont les actes n’entraînent de gain que pour lui et de perte que pour les autres. « L’intelligent », lui, agit de telle sorte que ses actes profitent aux autres comme à lui-même. Le « stupide », enfin, est celui dont les actes nuisent aux autres sans aucun profit pour lui, ou même occasionnent des pertes pour lui comme pour ses proches.

 

Ce qui rend éminemment dangereux l’individu stupide est donc le caractère totalement imprévisible, parce qu’irrationnel, de sa conduite. La plus profonde difficulté, selon Cippola, réside dans le fait que le nombre de stupides est constant, toujours plus élevé qu’on ne pense et uniformément réparti dans la société. Comme on voit, cette rigoureuse objectivité n’est source d’euphorie qu’au second degré.

 

D’autant plus que le pouvoir de nuisance des êtres stupides s’accroît à proportion des pouvoirs dont ils disposent. Comme ils sont plus nombreux qu’on ne croit et uniformément répartis, leur présence parmi les chefs d’Etat est évidemment redoutable. On ne s’en tirera pas en comptant sur l’intelligence supposée du corps électoral puisque les élections offrent aux stupides « une occasion formidable de nuire à tous les autres sans y rien gagner » en portant une fraction des leurs au pouvoir.

 

Chacun pourra appliquer des lois à l’actualité en fonction de ses choix politiques. Sans oublier d’y ajouter, par malin plaisir, la dernière découverte de Cipola : « traiter ou s’associer avec des gens stupides se révèle immanquablement une erreur coûteuse, erreur que l’on a toujours tendance à sous-estimer. La stupidologie a de beaux jours devant elle »

Les lois fondamentales de la stupidité humaine de Carlo M Cippola PUF, 72 p, 7 €

 

On pourrait évidemment donner un autre nom aux crétins, bandits, intelligents et stupides de Cippola. On peut aussi établir une typologie de la stupidité selon d’autres critères que la profitabilité pour les uns et pour les autres, en recourant notamment à la morale ou à l’efficacité, aux priorités ou à la durabilité. Mais, au regard d’une simple appréciation socio-politique, ce critère cynique « à qui profite l’action » est aussi pertinent que simple. Il oriente naturellement les choix positifs des électeurs vers les « intelligents » ou à défaut les « crétins » au sens de Cippola ; il exclue forcément les « bandits » et les « stupides » … à condition de savoir les identifier avant qu’ils ne passent à l’acte et à condition aussi de pouvoir jauger a priori leur entourage et tous leurs parasites.

 

C’est là que les considérations de Cippola sur le corps électoral prennent toute leur gravité. La stupidité étant, plus encore que le bon sens, la chose la mieux partagée du monde, on a confirmation que la votation universelle peut être la meilleure ou la pire des choses. Et en tout cas que la démocratie est loin d’être une garantie de perfection, d’intelligence au sens de Cippola, c’est-à-dire de morale et d’efficacité, mais qu’elle est la moins mauvaise formule de sélection des gouvernants, mais qu’elle n’est jamais achevée à l’image d’une toile de Pénélope à reprendre chaque matin. La démocratie, par le vote universel, est la moins mauvaise forme de gouvernement à condition de garder en tête que le taux de stupidité étant égal dans les urnes à ce qu’il est partout et toujours, les sortis des urnes n’offrent pas une garantie absolue et durable de non stupidité, donc que leur action peut et doit rester soumise à la vigilance d’un corps collectif ni plus ni moins stupide que ses élus. En clair, les majorités - panachées d’intelligents, de stupides, de bandits et de crétins – qui font émerger des minorités de gouvernement (national ou local ) tout aussi panachées, ces majorités qui ensuite déplorent vite leur choix ont les gouvernants qu’elles méritent, non seulement du fait de leur bulletin de vote d’un jour mais aussi et surtout du fait du contrôle continu que les citoyens doivent exercer sur leur intelligentzia politique. La politique doit assimiler la stupidologie pour la maîtriser le plus possible et en permanence.

Par pugnace
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 07:00

Les “ Editions du cherche midi et demi ” (aujourd’hui disparues) ont publié naguère une bande dessinée des regrettés Pie et Puce sur l’évolution des sociétés humaines. Sous le titre “ de la peau de bête à la politique ” cet ouvrage un tantinet parodique (mais introuvable) schématisait l’histoire de la civilisation en trois grandes périodes : le Paléolithique, le Néolithique et le Politique. Le paléolithique étant l’âge de la pierre ancienne où dans sa lutte primaire pour la vie notre ancêtre vêtu de peaux de bête s’armait de galets à bords plus ou moins tranchants, dits choppers ou coups de poing ; le néolithique, ou de la nouvelle pierre, étant celui de la hache polie ; le passage de la pierre polie à la politique marque selon Pie et Puce la phase finale de l’évolution millénaire qui substitue à l’homo erectus en peaux de bête et coups de poing l’homo politicus en cravate et maroquin.

 

A lire et entendre nos contemporains locaux on a le sentiment que le lieu-dit Saint-Cyprien a instauré une grave phase de régression que Pie et Puce auraient sans doute baptisé “ le peau-lithique ” tant ce terme retrouve dans le vocabulaire indigène une vitalité guerrière digne de nos aïeuls de Tautavel. Non seulement le “ combat ” et la “ guerre ” sont déclarés publiquement par le chef sorti des urnes et de garde à vue devant ses troupes et les gazettes mobilisées ; non seulement la “ haine ” des “ terroristes ” chasseurs de virgules mal placées est proclamée à tous propos pour nourrir la combativité des troupes qui doutent et pour ressouder la solidarité qui explose ; on restaure le mythe de la “ peau ”, trophée et oripeau.

 

Le chasseur de virgules mal placées - auquel du reste par association d’idées incongrues on n’hésite pas à accoler un surnom “ nauséabond ” (cf. article du 6 avril) – devient pour les besoins de la cause un chasseur de peaux. Le chef sorti de garde à vue l’a dit et même répété au micro de France bleu Roussillon

(le 6 avril) :  

“ M. Jouandet veut ma peau ”.

Il a soutenu que je lui ai déclaré il y a plusieurs mois que je voulais “ absolument sa peau ”.

  

 Sans doute le chef n’a-t-il fait que reprendre les termes de notre Goebbels cyprianais (1), cet anonyme émule de Philippe Henriot, de sinistre mémoire, qui se répand sur sa Radio-Saint-Cyprien cybernétique http://www.un-catalan-decu.over-blog.com (contre-publicité gratuite) : son porte-flingue et pense-bête est un familier de la formule. Le 19 décembre 2011 il écrit “ le réseau de Monsieur et Madame J. veulent la peau (de Del Poso) ” : tiens, tiens, comme c’est bizarre notre Goebbels cyprianais parle comme le chef à propos des réseaux et de Madame. Le 9 mars 2012 il récidive à propos des “ réseaux ” et de sa responsabilité à “ vouloir la peau de Del Poso ”. Le 25 avril il insiste avec des majuscules “ Jouandet qui veut la peau de Del Poso (ET RIEN D’AUTRE) ”  

prehistoire-t6425.jpgEt le matraquage odieux fait école puisque, reprenant la hache si peu polie, une adjointe au maire (non ce n’est pas la 1ère) promet qu’en retour le maire et les siens lui “ feront la peau ”, à lui et ses amis trop pugnaces, merci Madame !

A croire que ces hystériques de la peau-lithique sont eux aussi des partisans de la solution finale comme le furent les comparses du sinistre Philippe Henriot, lequel, à la différence de son émule catalan, avait au moins le courage de sa voix et de son identité.

signé : jean JOUANDET

 

 (1) Joseph Goebbels fut ministre de la propagande du Reich, il était aussi gauleiter de la ville de Berlin ce qui prouve que les deux fonctions se complètent et se confondent. Philippe Henriot qui sous Vichy déversait sur les ondes de Radio-Paris sa propagande quotidienne pro-collaborationniste, contre les juifs et les résistants, fut surnommé le Goebbels français.

 

Par pugnace
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 08:00

Mme Pineau l'a déclaré avec "émotion" le 5 avril dernier:

Par ma présence aux côtés de Monsieur le Maire, tant hier, qu’aujourd’hui et demain, je tiens à manifester non seulement mon entier soutien, mais surtout la confiance réciproque que nous avons l’un en l’autre et d’une manière générale au sein de l’équipe municipale. L’épreuve que j’ai vécue hier en tant que femme respectée et respectable, en tant que mère de famille, en tant qu’épouse, et en tant qu’élue, a été un moment extrêmement difficile, tant pour moi-même que pour ma famille".

 

Nous ne sommes pas de ceux qui (comme elle, le maire ou M. Pourré) instrumentalisent la famille pour s'innocenter ou accuser les autres. Donc personne ici n'a contesté Mme Pineau, mère et femme. Ce qui est discuté c'est son action municipale, son soutien précisément des actions de Thierry Del Poso et ses pratiques personnelles. Elle a déclaré aussi :  

"Je n’ai jamais été quelqu’un de malhonnête et je n’ai jamais été traînée dans la boue comme ces derniers jours. J’ose espérer qu’à l’avenir, la justice, les médias, et ceux qui sont à l’origine de ce gâchis politique et humain, sauront prendre le recul nécessaire pour éviter que cela ne se reproduise".

 

 

Mme Pineau, c'est compréhensible, n'a pas aimé son passage dans les services de la Police judiciaire (début avril) mais elle n'a pas apprécié non plus le récit que nous avons fait de la transaction entre Saint-Cyprien et Monclar-de-Quercy dans laquelle elle est intervenue ici pour faire voter la vente de vieux pontons et son mari est intervenu là-bas pour en favoriser l'achat. Elle a porté plainte contre moi à propos de cet article paru le 26 mars.

 

Je vous tiendrai informé de cette phase nouvelle de "harcèlement judiciaire" dans laquelle se lance une équipe municipale aux abois mais d'ores et déjà puisque Mme Pineau veut faire parler d'elle je vous remets en mémoire les faits tels que narrés dans l'article qu'elle conteste et dont il n'y a rien à changer. Plainte ayant été déposée sur ces faits depuis plusieurs mois et celle-ci étant en cours d'instruction elle pourra s'en justifier (éventuellement) devant les autorités qualifiées.

 

Jean JOUANDET 

 

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 ARTICLE du 26 MARS 2012 sous le titre "N'est-ce encore qu'un vice de forme?"

 

"Pour mettre fin aux fables communales sur les erreurs de forme dérisoires, oubli de virgule ou mot de travers, ces menus vices de procédure que les "terroristes" brandissent en justice pour harceler le chef de village et ses comparses, voici une autre de ces petites histoires dont le tribunal va devoir apprécier le sens.

 

Le sujet est à première vue anodin . Il s'agit de la vente en 2010/2011 de 150 mètres de vieux pontons du port de Saint-Cyprien. Ces pontons ont intéressé une commune du Tarn-et-Garonne, Monclar de Quercy qui en a délibéré le 21 décembre 2010. Elle a voté l'achat au prix de 5 000 € net alors que la mise à prix par Saint-Cyprien était de 7 500 € (50 € le mètre linéaire) tout en précisant que le transport et chargement se feraient par l'intermédiaire de l'entreprise Aquatechnique pour un prix forfaitaire de 2 000 € HT (soit le rabais demandé à la ville de Saint-Cyprien).

 

 

Anodin sauf que la décision de vendre a été votée par le conseil municipal de Saint-Cyprien le 4 avril 2011 sur le rapport de Mme Pineau laquelle a omis de parler de ce rabais consenti pour payer le transport organisé par la SARL Aquatechnique. Laquelle Mme Pineau a surtout oublié que cette entreprise intervenant dans la transaction intercommunale (au détriment de la ville = - 2 500 €) était gérée par son mari et qu'elle en était la deuxième actionnaire ... Elle n'a pas pensé que cette coïncidence pouvait apparaître un jour et qu'elle pourrait sembler choquante à certains esprits, toujours les mêmes, ceux qui combattent la confusion des intérêts privés et des affaires publiques.  

 

 

Pour nous épargner les habituelles accusations de "haine" que suscite notre poil à gratter, nous demandons naïvement s'il s'agit d'un oubli innocent ou d'un tout petit vice de forme de notre 1ère adjointe, chargée des affaires économiques, des marchés et du port?  

 

 

A dire vrai, nous avons du mal à choisir entre deux articles du code pénal: le 432-12 (sur la prise illégale d'intérêts) et le 433-11 (sur la corruption et le trafic d'influence):

 

Article 432-12

"Le fait, pour une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public ou par une personne investie d'un mandat électif, de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération ont elle a, au moment de l'acte, en tout ou en partie, la charge d'assurer la surveillance, l'administration, la liquidation ou le paiement, est puni de 5 ans d'emprisonnement et de 7500 e d'amende"

 

en l'état actuel de la jurisprudence "le délit est caractérisé par la prise d'un intérêt matériel ou moral, direct ou indirect, et se consomme par le seul abus de la fonction, indépendamment de la recherche d'un gain ou de tout autre avantage personnel" (Cass. crim, 21 juin 2000, n°99-86.871)

  

Article 432-11

"Est puni de 10 ans d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public ou par une personne investie d'un mandat électif, de solliciter ou d'agréer, sans droit, à tout moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques pour elle-même ou pour autrui:

1° soit pour accomplir ou s'abstenir d'accomplir un acte de sa fonction, de sa mission ou de son mandat ou facilité par sa fonction, sa mission ou son mandat;

2° soit pour abuser de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d'une autorité ou d'une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou de toute autre décision favorable".

 

 

Le Procureur puis le juge trancheront. Pour l'heure jugez-en vous-mêmes avec ci-dessous la délibération de Monclar-de-Quercy, celle de Saint-Cyprien et quelques informations (publiques via le registre du commerce) sur Aquatechnique. Bien sûr on vous dira que le couple Pineau n'a pas besoin de 2 000 €, que ce n'est ni leur job ni leur genre de magouiller à transporter de vieux pontons pour si peu, que (prudents ou bien informés) ils ont trouvé une facturation espagnole pour le transport, que tout ça n'est que malveillance, confusion, malentendu voire terrorisme. Une chose demeure : Aquatechnique est intervenue d'un côté, Mme Pineau de l'autre et la ville a fait cadeau de 2 500 €. Pourquoi? pour qui? même si ce n'était pour rien, ni pour personne, et même si c'était simplement pour les beaux yeux du maire de cette commune du Tarn-et-Garonne (si proche du Tarn où Aquatechnic a aussi un établissement ...) ce mélange des genres outre qu'il est financièrement perdant pour la ville est proscrit par la loi (voir l'arrêt de la cour de cassation ci-dessus). 

 

monclar.jpg

 

 

monclar-der-copie-1.JPG

 

 

Par pugnace
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