C'était le titre dudroit de réponse demandé à l'Indépendant. " LA MAIRIE MENT, L'OFFICE du TOURISME MENT". Comme vous pourrez en juger, le journal local a cru bon d'amortir le coup alors que sans complexe il avait titré le 17 mars "échec en justice pour M. Jouandet": si le titre était de lui, quelle drôle d'éthique journalistique. S'il était des communiquants officiels : alors celui du communiqué en réponse s'imposait.
On a mis en cause nommément Jouandet en gros caractères et sa réponse parait sous un titre pratiquement anonyme. Etrange, étrange ! ce procédé me fait penser à la pratique préfectorale qui écrit au maire vous devez convoquer le conseil municipal extraordinaire et qui ne fait rien pour le lui imposer. Nous sommes dans un univers glauque de demi-mesures, de vérités édulcorées, de tolérances passives au n'importe quoi. Etce qui est grave, c'est que cette omerta complaisanteest le fait de ceux qui devraient être les garde-fous, les contre-pouvoirs, la presse et l'Etat.
Attend-on que la justice fasse tout le boulot ou si elle aussi est intimidée que l'opinion se révolte et impose sa voix? L'abstention que certains qualifient "d'insurrection", que personnellement je dirais "d'indignation et d'insoumission", indignation devant ces dérives de potentats locaux soucieux de gérer leur petit pouvoir et non leur devoir, insoumission face à cette passivité complice des dérives et des gaspillages, oui l'abstention gangrène la République mais parce qu'on laisse le mal envahir le corps social par la tête.
OUI, je le dis clairement, pour la première fois, je suis un abstentionniste d'insoumission, insoumis à cette fausse démocratie locale où les féodaux élus sont investis de pouvoirs sans contrôle et sans limite, où ils en usent à leur convenance et à celle de leurs amis, où l'intérêt public n'est plus que la somme des intérêts catégoriels des clans au pouvoir, et où les citoyens n'ont aucun droit de regard sur l'utilisation de leurs impôts. Indignation face à la tolérance fataliste qui se contente d'observer la banalisation de ces errances jusqu'au jour où le scandale éclate, permet de s'indigner à la une et d'ouvrir des polémiques rétrospectives.
Pour en revenir à l'Indépendant de ce jour, que je vous conseille malgré tout, le contenu de l'article, il est vrai, est tout à fait fidèle à mon texte et de ce point de vue je remercie la rédaction de Perpignan.
J'espère que le lecteur et contribuable ira jusqu'au dernier paragraphe pour avoir la réponse aux mensonges et malveillances qui sont propagés dans les boutiques, sur les marchés et sur les quais par les parloteurs de la mairie, les patentés, les obligés et ceux qui pour gagner une reconnaissance officielle du maître de céans s'en font les petits porte-parole.

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