Pour une fois que le maire fait ce qu’il annonce, il le regrettera ! Il ne s’agit pas de promesse électorale, bien sûr, mais d’une menace enfin mise à exécution, menace de théâtre, entre la comédie et le burlesque, menace annoncée solennellement et avec effets de manche par une longue intervention dans la presse de juillet : le maire a donc lui-même et par ses préposés porté plainte. D’une part contre les élus qui saisissent la justice de ses égarements et d’autre part contre les blogs dont le franc-parler l’indispose.
Il a osé porter plainte lui-même, en gendarmerie, contre la dénonciation des délits constatés dans la vente d’Al Fourty. Il n’a craint là ni le ridicule immédiat ni le retour de boomerang. Notre avocat de maire réagit comme un gamin pris en flagrant délit qui trépigne et nie l’évidence. Il prétend d’abord que l’on a imaginé des " délits fictifs " (la justice ne tardera pas à apprécier si la réalité rejoint la fiction). Plus savoureux encore, il dément avoir déclaré lui-même que c’est le Préfet qui a rejeté le dossier NEXITY-EDF et il accuse de cette fausse déclaration … Jean Jouandet : les spectateurs présents au Conseil Municipal du 16 décembre 2010 savent ce qu’il en est et là aussi la justice appréciera sur pièce probante. Le monde zen du maire embrouille-t-il vraiment sa lucidité ou prend-il les juges, comme ses administrés, pour des imbéciles ?
Dans cette démarche pour plonger la vie municipale dans un confortable brouillard de fiction, le maire et ses préposés (M. Humpage et Mme Targues, bien sûr) ont déposé en gendarmerie une batterie de pétards mouillés destinés à intimider ceux qui dévoilent la vérité. Ils ont accusé les blogs, les 4 blogs qui le dérangent, pas ceux à l’enseigne du burro catalan, ni de son nouveau parti. D’après les plaignants, nous porterions atteinte à leur honneur par des révélations ou des propos estimés abusifs ou diffamatoires.
Vous, lecteurs de l’un ou l’autre de ces sites ou mieux encore de l’ensemble, vous apprécierez la valeur de cette procédure à son inspiration répressive et à sa volonté de bâillonner les relais d’opinion et d’expression indociles ou insolents. Mais l’effet de ces plaintes sera pervers pour leurs auteurs. Rien ne les fonde, nous en avons démonté les arguments superficiels : elles n’aboutiront qu’à accélérer nos propres procédures, à nous ouvrir en réplique une plainte en dénonciation calomnieuse, à nous conforter dans notre solidarité et notre détermination à dire la vérité à tous, et même à dire leurs 4 vérités aux uns et aux autres.
Bref, l’inconsistance de ces actions et leur animosité se retournent contre leurs auteurs. Ces plaintes auront un impact exactement inverse à l’attente des plaignants. Nous pourrions les en remercier. Mais pour éviter d’être par le burro taxés de haine ou de mépris, regrettons simplement pour la dignité de la ville que cette impudence, certes coutumière de leur part à notre encontre, les ait conduits à une telle imprudence.
Non, M. le maire, les affaires ne sont pas closes et nous continuerons à en parler librement : le silence est complice ; nous ne nous tairons pas…

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