Puisque la question a été posée sur ce blog, j'y réponds précisément dans le seul souci de clarifier les responsabilités et actions de chacun. La question fait suite à un papier du "groupe municipal Sadourny". La question est (je gomme les commentaires) : "un point m'a interessé: en trois ans d'opposition "légitime", une seule action... signer un recours rédigé par les Pugnaces. Elle ne dit pas lequel, ni auprès de qui, en connaît-elle au moins le contenu? Merci de nous préciser de quel recours il s'agit, où en est cette démarche, etc.. "
Le texte en question évoque un " recours signé conjointement avec les élus pugnace" ... " pour protéger le patrimoine de Saint-Cyprien". Il ne peut s'agir que du recours en excès de pouvoir introduit auprès du Tribunal administratif contre la délibération du conseil municipal décidant la vente du camping Al Fourty. Pour être plus précis, ce recours portait deux signatures, celle de Mme Sadourny et la mienne. Pour être précis et exact, ce recours a été initié et instruit par mes soins; j'ai proposé à Mme Sadourny de l'associer à la démarche à un moment où nos objectifs et motivations semblaient converger et cela comme je l'avais fait précédemment sur d'autres actions, avec elles et d'autres élus.
Elle a effectivement signé le mémoire introductif du 4 janvier 2011 et c'est tout. Hélas! dois-je ajouter. Car pour des raisons mystérieuses je n'ai pas été convoqué à l'audience où le dossier fut rapporté (le 21 octobre 2011) et Mme Sadourny, qui fut, elle, destinataire de la convocation par LRAR, n'y a pas donné suite, pour des raisons également mystérieuses, ne m'en a pas informé, n'a pas assisté à l'audience et par conséquent n'a pas permis de connaître ni de contester les termes du rapport présenté. Ce dossier s'est conclu par un rejet (décision du 4 novembre 2011).
Il est surprenant, voire masochiste, de se targuer ainsi de ce recours infructueux pour défendre le patrimoine de la ville alors que son seul concours fut en l'espèce une signature (passive) et une "négligence" (fautive) et que la signataire associée mais défaillante en 1ère instance en est restée là. J'ai introduit seul le recours en appel auprès de la cour administrative de Marseille le 23 décembre 2011 (la ville n'a toujours pas présenté de mémoire en défense).
Cette illustration du rôle de "l'opposition légitime" par ce seul recours, et par une telle contribution, témoigne a contrario que son engagement sur les dossiers cosignés n'a plus de consistance. Il est clair qu'elle n'en assume plus la copaternité, comme du reste elle n'en avait pas assumé la conception. Il est clair qu'elle ne saurait donc en revendiquer le bilan qu'il s'agisse des annulations de décisions de l'EPIC ou de la ville ou qu'il s'agisse du comportement des responsables. Tout comme M. Roméo avait déjà renié, en devenant adjoint, le recours commun introduit en 2010 avec le tiers des conseillers municipaux pour obtenir contre le maire la réunion d'un conseil municipal extraordinaire, Mme Sadourny en rejoignant ce qu'elle a appellé à son tour "l'opposition constructive" rétracte de même ses signatures antérieures et se désolidarise donc des résultats obtenus et attendus des autres actions judiciaires en instance.
Jean JOUANDET

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