La formule complète de "l' ECCLESIASTE" est :
"ce qui est tordu ne peut être droit, ce qui manque ne peut se compter"
C'est ce qu'en d'autres termes évidemment j'ai déclaré lors du débat sur le compte administratif 2010. Depuis janvier j'ai demandé aux services municipaux communication de certains mandats de l'exercice écoulé, ainsi que d'autres pièces. Après de bonnes paroles et des tergiversations on m'a prié d'écrire au maire ce qui fut fait le 7 février. Lors de la commission d'urbanisme du 31 mars j'ai demandé au secrétaire général adjoint communication de la liste des mandats de trois articles budgétaires (demande fort modérée). Le lendemain, jour de la commission des finances chargée d'examiner le compte, M. Ramon me faisait part de l'exigence réitérée du maire d'un nouveau courrier, que je lui remis sur le champ. Je n'ai pas obtenu davantage de réponse et encore moins communication des chiffres demandés avant que le compte ne soit soumis au vote du Conseil. Et ce au mépris des principes élémentaires d'information des élus et particulièrement des membres de la commission des finances chargés d'examiner le compte. Au mépris du droit et des hommes, dans une posture autocratique de gamin parvenu qui veut faire la nique aux autres.
L'explication donnée sur son refus par le maire de son fauteuil en faux cuir se veut majestueuse et dilatoire, elle n'est que puérile pour ne pas dire grossièrement sotte "c'est une question de temps !" ... le maire n'a pas eu le temps de faire son devoir, il n'a pas eu le temps de demander aux services de prendre le temps de respecter les droits à l'information des élus. Ce matamore en simili est-il le même immature qui en quête de siège s'indignait de l'opacité de Jacques Bouille et promettait le retour de la démocratie ? est-ce le même qui méprisait Roméo, ses recettes politiques et ses calomnies? ou n'était-ce que gesticulations de cour d'école? On est aujourd'hui dans la phase "je te casse la gueule à la récré!" ... mais le temps de la récré est toujours compté.
Revenons donc au débat sur le compte. J'ai dit que la rétention d'informations, rétention fautive, non seulement compromet la qualité de l'examen des comptes ("ce qui manque ne peut se compter") mais surtout jette le doute sur l'ensemble des chiffres et de leur présentation. Pourquoi cacher des chiffres s'ils sont bons, s'ils sont justes? La dissimulation est nuisible, nous ne cessons de mettre en garde, elle est nuisible à la crédibilité de ceux qui cachent, elle autorise toutes les suspicions, Ce qui est caché est présumé tordu "ce qui est tordu ne peut être droit"
Je n'ai pas examiné ce compte (et j'ai quitté la séance inutile). D'autres ont tenté de le faire sans la moindre chance de dialogue avec la mairie: l'adjoint aux finances ne peut pas beaucoup dialoguer, le maire ne veut pas, les services n'osent pas et de toutes façons les soumis adoptent. Alors quelques conseillers ont héroïquement joué leur rôle dont Martine Leroy, son exposé suivra.
Jean JOUANDET

pour feuilleter cliquezsur