"Personnellement, si je trouve le mot un peu malheureux, je rejoins (Patrick Cheguillaume) sur le fond". Plutôt que de chipoter sur un mot, un mot que tout humaniste conteste pour ses relents historiques, relents vieux de plus d'un demi-siècle et dont à l'évidence personne ici, hormis M. Dufraisse, aucun juif, homosexuel, tzigane, franc-maçon ou communiste ne ressent l'impact, plutôt donc que le mot voyons le fond des choses et le contexte d'ici et de maintenant. Est-ce une injure sous le régime Del Poso?
Saint-Cyprien n'est plus une démocratie, par la volonté déclarée du maire. La réalité est plus ancienne mais l'officialisation en a été faite par le maire lui-même dès le mois de mars et réitérée le 9 octobre. Non-démocratie, monocratie, autocratie: les mots sont multiples pour couvrir une réalité évidente. Le culte du moi (Cf. le bulletin Saint-Cyp info) sévit, l'autoritarisme s'impose, le clientèlisme règne, le mensonge fait la loi, le fait du prince régit les affaires publiques (patrimoine, marchés, recrutements), la férule disciplinaire supplée le droit du travail, la propagande zénifie et opacifie pour la plus grande gloire du petit timonier. Et les serviteurs et courtisans font du zèle belliqueux.
Alors quand un pouvoir de répression supplémentaire s'ajoute à cette autocratie, que dire? faudra-t-il s'interdire de qualifier de despotiques, de fascisants ces appels abusifs à la gendarmerie pour zénifier la séance du conseil? faudra-t-il se garder de traiter de despotiques, de fascisantes les actions engagées pour museler les blogs comme on musèle l'opposition en conseil? faudra-t-il se garder de traiter de despotiques, de fascisantes ces brimades, vexations, voire souffrances imposées à des conseillers municipaux laissés debout pendant une heure et demie (car ils avaient cédé leurs chaises à un public âgé auquel la police municipale avait ordre de refuser les sièges)? Comment qualifier ces ordres policiers donnés impérativement par un directeur de cabinet (pas de siège, pas de bouteille d'eau pour les élus), un directeur de cabinet politiquement irresponsable, administrativement sans compétence juridique? Est-il en jouant ainsi au flic répressif, antidémocratique, violent et méprisant, est-il dans son rôle de cabinet ou dans celui d'un maton? Gauleiter est sans doute déplacé car le gauleiter avait une fonction (odieuse certes) mais inscrite dans un organigramme. Ce dir.cab. usurpe des pouvoirs qui excèdent sa mission, qui violent la morale et la loi démocratiques. Ce n'est même pas un gauleiter, c'est un spadassin de la politique, un mercenaire de l'ombre fier de ses relations occultes et grisé par sa médiocre capacité de nuire. C'est en effet peut-être une injure que de l'assimiler à un gauleiter, ce n'est qu'un godillot qui manie l'intrigue et la trique.
Au fait, comment se fait-il que la mise en examen de M. Cheguillaume soit annoncée par l'Indépendant le samedi 22 octobre alors que rien ne lui a été notifié par la justice? Cela ressemble comme deux gouttes d'eau au procès en dissidence fait à Claudette Guiraud, elle aussi informée par la presse et non par les voies de droit. Comme se fait-il que le blog dit du "cat-decu" ait pu le publier dès le 21 à 21 heures 03 et le blog "Ouillade" le 22 à minuit 2 ? La justice informe la presse, pas le justiciable? La corrélation "Ouillade" - "cat-decu" relève-t-elle d'une connexion personnelle Malepeyre-Dufraisse ou de la connexion Bourquin-Del Poso établie lors de la sénatoriale ?
Décidément, Madame le juge, les règles de la démocratie n'existent pas à Saint-Cyprien, les godillots veillent en meute.

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