Avant de revenir sur les jugements du TA, il faut sacrifier aux priorités et traiter des urgences créées par la vacance de la direction de l'office du tourisme. Il y en a au moins trois d'importance diverse:
- la première urgence est d'annuler le voyage prévu en Norvège dont feu Matt Humpage devait être l'organisateur et l'animateur avec sa complice Stéphanie MISME. Le temps du tandem de Guide sans frontière étant révolu il importe que ce voyage - dont la priorité semble moins établie que le coût pour la collectivité et l'agrément pour les participants - soit remis sine die
- il importe ensuite de donner au personnel de l'établissement une information rapide et claire sur la situation nouvelle ainsi créée ce qui peut, et doit, être fait par le canal du comité d'entreprise récemment mis en place: ce sera un beau départ pour cet organisme. On imagine aussi que le président de l'EPIC rendra compte au maire lequel rendra compte au Conseil Municipal des conséquences qu'il tire des décisions du tribunal
- enfin la décision majeure et la plus urgente porte sur le remplacement de l'ami Matt deux fois annulé. Bien évidemment le président de l'office ne pouvant rester insensible aux rappels à l'ordre du rapporteur de ces dossiers aura quelque scrupule juridique à récidiver. Il n'osera pas faire de nouveau appel à un copain au mépris des règles et usages qui doivent privilégier en principe la compétence (interdiction de sourire) mais cela est inhabituel ici et pour lui complexe et complexant.
Il convient cependant d'exclure la solution de dépannage déjà mise en oeuvre et elle aussi sanctionnée par le TA, c'est-à-dire Mme Targues. Après son annulation comme directrice elle a été abusivement (et en cachette) renommée par le directeur (deux fois annulé) sur un emploi de chargé de mission : la nomination a été faite sur un contrat de droit privé mais elle tombe sous le coup de la même interdiction de cumul sanctionné par le TA. La tentation risque d'être forte de reprendre cet agent docile au maître (c'est elle qui a signé l'indemnité de licenciement de P. Bertrand). Mais si le maître cédait à la tentation facile et renommait Mme Targues on peut penser que cette fois le nouveau Préfet réagirait : la préfecture a déjà couvert 4 dossiers sur l'EPIC dont le TA a sanctionné l'illégalité (et d'autres non jugés encore), c'est beaucoup pour le passé: "errare Delage est, perseverare diabolicum". L'office pourrait-il persévérer dans l'illégalité après la semonce du rapporteur public en audience publique sans que le représentant actuel de l'Etat ne frémisse?
On doit exclure aussi l'autre solution domestique qui consisterait à affecter à l'office M. Civale dont la position sur l'organigramme municipal reste floue. Ce transfert aurait deux inconvénients fâcheux. Le premier serait une perte grave pour la commune car son départ pour l'EPIC priverait de son incompétence bavarde le conseil municipal et surtout ses commissions dont il rédige le compte-rendu même quand elles n'ont pas eu lieu (comme celle du 8 mars 2010). Le deuxième serait un risque grave pour l'EPIC lui-même car Thierry Del Poso, jumelant dans le cadre d'Odysea, Saint-Cyprien et Maury, le littoral et le terroir viticole, on risquerait de voir M. Civale privilégier outrancièrement ce terroir si renommé de Maury aux dépens de notre station.
L'idée de recourir au savoir-faire de M. Ambroise sera rapidement écartée, l'intéressé ayant sans doute fort à faire dans les mois à venir pour répondre aux nombreuses questions que se pose la PJ sur "soleil de la Méditerranée" ex AL Fourty.
Il est en revanche une option de dépannage qui éviterait les délais et complexités de procédure auxquels rechigne tant notre chef de village, option à la fois simple, rapide, économique et typiquement cyprianaise qui pourrait être mise en oeuvre en 24 heures sans violer la loi et sans préjuger l'avenir. Il suffit de nommer un intérimaire capable d'assurer la gestion le temps nécessaire pour réfléchir à une solution raisonnable. Le temps nécessaire pour réfléchir à une solution raisonnable signifie le temps qu'un autre maire fasse un audit approfondi sur la gestion des structures satellites de la ville (tourisme, musée, camping, grand stade) et définisse une nouvelle organisation efficace avant de nommer un vrai titulaire. Quant à l'intérimaire, un nom peut être proposé, en fonction des responsabilités qui sont déjà les siennes dans la station, en fonction de son expérience locale et de son entregent: c'est celui du directeur du Port. Le regroupement des fonctions reposerait sur une logique touristico-maritime évidente (le fameux Odysea) et gagnerait en cohérence. La rémunération confortable du directeur du port justifierait aisément un tel surcroît de responsabilité sans surcoût (mais sans préjudice d'une restructuration interne et désignation d'adjoints). Cela conduirait donc à une économie budgétaire appréciable. Le sacrifice de M. Humpage ne serait plus négatif : on économiserait même une voiture de fonction !
qui dit chiche ?

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