L’opposition qui se targue d’être « légitime » a répondu sans tarder à la question que nous posions précédemment : « être ou faire». Elle a répondu : « laissez faire». Laisser faire, c’est une façon d’être et d’être « constructive » … tendance Roméo. C’est une façon de « participer aux évènements de terrain » comme elle dit pour quémander des invitations aux festivités et son inscription sur « la liste du protocole »
Le blog de ce groupe « légitime et constructif » ose publier le 26 août 2012 les propos tenus en séance du conseil municipal du 23 que par discrétion (trop) galante nous avions tus. Portant sur l’ordre du jour de la séance, à savoir le remplacement des élus Pugnace démissionnés d’office par la rouerie du maire, ces propos méritent maintenant d’être inscrits au grand livre de la décomposition légitime : « ce point à l’ordre du jour concerne un problème interne à votre équipe majoritaire, particulièrement à votre liste, voire à votre parti politique »
Ponce Pilate s’en lave les mains : les 3 conseillers démis (Jouandet, Marchal, Boyer) étaient des élus du parti du maire, l’UMP, et celui-ci a fait le ménage chez lui ; donc cela ne regarde pas les femmes et les hommes dits de gauche qui ne veulent pas se mêler des affaires de la majorité.
Falsification des faits et reniement de soi, c’est l’accent catalan de Ponce Pilate.
Point de surprise à dire vrai, dans cette casuistique médiocrement politicienne : elle n’est que l’aboutissement du processus engagé depuis un an.
Point de départ : le lundi 5 septembre 2011, nous (élus locaux, « grands électeurs » pour le Sénat) avions été conviés en mairie au nom du président du Conseil régional par la responsable (intérimaire) du parti socialiste départemental (et néanmoins conseillère municipale « apolitique » à Saint-Cyprien.) à la présentation par M. Bourquin de son programme. C’est là que l’accent catalan de la démocratie locale s’est révélé: cédant aux oukases du maî(t)re des lieux, le candidat Bourquin a sans vergogne exclu de la rencontre tous les élus minoritaires … dont cette « opposition légitime » et néanmoins son amie, ainsi réduite à pleurer dans la rue puis à s’aligner sur la tactique électorale du candidat au Sénat !
Coïncidence malheureuse : le sabotage de la procédure engagée au Tribunal administratif pour contester la vente du camping Al Fourty où étrangement, le porteur de la requête (Jean JOUANDET) n’ayant pas été convoqué à l’audience du 21 octobre 2011, la pré-citée (associée par solidarité à la procédure) et elle dûment convoquée escamota la convocation et laissa ainsi place libre à la défense de la mairie.
Enchaînement encore plus malheureux : les messages plus qu’inamicaux expédiés par « André » depuis l’ordinateur personnel de la même pré-citée et d’un ordinateur du Conseil général. Bref, la rupture de l’opposition unie, et solidaire à travers Cap Espoir Pour Ma Ville, était consommée depuis des mois. Et le groupe Pugnace lâché dans son affrontement avec la « majorité légitime ».
Alors ! que cette opposition qui revendique sa légitimité électorale joue les Ponce Pilate pour accéder à la présidence de la commission des finances (!), pour faire de la figuration dans les instances satellites (comme elle le fait à Sud-Roussillon), pour être invitée à toutes les joyeusetés municipales (comme elle le fut sur le bateau de la Sainte-Marie-Pierre), que cette opposition pour devenir ainsi « constructive » c’est-à-dire fréquentable par le maî(t)re des lieux se désolidarise hypocritement de la véritable opposition n’est certes pas pour nous une révélation sur la crédibilité de sa démarche.
Mais, sans se laisser distraire du vrai débat qui est la gestion municipale, il fallait le dénoncer publiquement une fois pour toutes afin d'en finir avec les hypocrisies et les verbeuses déclarations de vertu.
Il faut clairement et publiquement en déduire que les démarches contentieuses et judiciaires auxquelles elle avait été associée, associée par nous par élégance démocratique et de façon formelle - puisque son concours n’a consisté qu’à apposer une signature - lui sont désormais étrangères.
Cela signifie a contrario qu’elle valide les actes du maire et des siens qui ont été par nous contestés (ventes, recrutements, délibérations diverses ...) et les comportements délictueux par nous dénoncés.
Cette opposition se borne désormais « au constat désolant de procédures et de décisions inexplicables » et, tout en se désolant, se légitime en réclamant pour elle « une intelligence relationnelle » et « une présence minimale systématique ». Opposition pleureuse et implorante en attendant que la démocratie revienne en 2014.
Dont acte. Le groupe Pugnace qui, par vocation et volonté, n’a aucun a-priori idéologique ni partisan n’extrapole rien à partir du comportement de ces trois élus du groupe. Nous avons enregistré bien des soutiens de tous horizons politiques et notamment de membres de cette liste, et de leurs électeurs, dont par contraste l’esprit républicain, l’humanisme, le désintéressement et la sincérité nous encouragent à poursuivre notre travail de rassemblement et d’action.
Rassemblement de toutes les vraies oppositions aux pratiques municipales que nous combattons depuis le 13 novembre 2009 et que nous continuerons à contester avec tous les vrais démocrates qui sont invités à nous rejoindre dans notre association CAP ESPOIR POUR MA VILLE pour soutenir cette action.

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