Nous savons depuis longtemps que le conseil municipal n’est ici qu’un piège à cons(eillers). Nous avons dit (article précédent) pourquoi il fallait y mettre fin. Pour le respect des électeurs qui ont souhaité que cela change à Saint-Cyprien. Pour l’honneur d’une institution qu’il est indécent de caricaturer ainsi. Et parce que, une fois engagées les actions pour que la Justice y mette fin, continuer à siéger dans ce conseil qui bafoue les règles, la morale et l’intérêt public ne fait que donner un semblant de crédibilité à cette démocratie fantoche où braconne effrontément Thierry Del Poso.
Car il a avoué sa forfaiture le 7 octobre en séance publique. Il s’en est vanté à deux reprises : " il n’y aura pas de démocratie avant 2014 ". Nul ne peut plus l’ignorer, ni les électeurs de Saint-Cyprien, ni le Préfet et les tribunaux, ni les confrères du barreau et les frères de loge, ni ses nouveaux amis de la majorité présidentielle (dont il demande le soutien) ni ceux de la nouvelle majorité sénatoriale (qu’il a soutenus le 25 septembre), la démocratie n’existe pas à Saint-Cyprien, la démocratie ne passera pas par lui.
Nous le savions mais certains pouvaient penser que nous exagérions, chacun maintenant est averti : " pas de démocratie ici avant 2014 " dit Del Poso (qui croit sans doute atteindre sans encombres un horizon abrité en 2014). C’est désormais clair pour tous : pas de démocratie avec Del Poso, cessons les faux-semblants, la démocratie ne s’imposera que contre lui, par son départ et celui des siens.
Le 7 octobre a officialisé que le conseil municipal est et restera, sous Del Poso, un piège à cons(eillers). Pire : pour que nul ne s’agite dans le piège, on n’hésite plus à bâillonner les conseillers englués dans la litanie des récriminations et lamentations, on menace d’expulser le public et de siéger à huis clos … et SVP on en prend les moyens : on demande au Préfet un renfort policier afin de chasser quelques dizaines de citoyens trop curieux et de garantir ainsi au monarque le silence du huis clos, ce cimetière de la démocratie locale. Ironie funèbre d’une fin de règne : le zen s’enferme dans son huis clos et le braconnier de la démocratie fait appel aux gendarmes pour sécuriser son despotisme.
Mais, trop fier de lui, ce braconnier de la démocratie, oublie qu’il arrive en France que les gendarmes mettent fin aux fanfaronnades des braconniers.

pour feuilleter cliquezsur